lundi 3 novembre 2014

Ficelles de geek, go !

( texte composé sur le thème 17, autour du mot sauce )

Pour réaliser un bon document photographique, sonore ou vidéo, il faut suivre à peu près la même recette. C'est très simple si on utilise les bons ingrédients. Ce qu'il vous faut :

    • Une image bien fraîche sortie de l'APN en Jpeg (elle sera sûrement à 180 dpi et en qualité 97 à 98 %).
    • Un fichier audio Wav bien rippé
    • Un fichier vidéo en Mov (conseillé full HD 1080x1920).

Pour tout traitement et archivage, le même mode : compression dans un bon rapport taille/qualité selon besoin et goût précis.

Avant de passer le fichier photo dans une moulinette, l'enregistrer en qualité 100 % puis le transformer en Tiff. Attention, soyez sûr de votre capacité de stockage, il va gonfler d'à peu près 4 fois son poids. Ainsi, pour un fichier Jpeg (3000x4000) de 7 Mo, le passage en Tiff affichera une bonne trentaine de mégaoctets. D'autres formats lossless existent : Bitmap et PNG.

C'est sur ce nouveau canevas que l'on fera toute opération de recadrage, niveaux, colorimétrie, lumière, contraste...

Servez de nouveau en Jpeg 100 % pour le nouvel original de référence.

Idem pour un fichier audio. Pour gravure, le format Wav (Aiff chez MAC) est l'idéal. Codé en 1441 Kb/s et échantillonné à 44000 Hz pour une quantification de 16 bits, c'est la qualité audio CD.
Récemment, on observe une démocratisation de fichiers "Studio HD" avec une quantification de 24 bits échantillonnés de 96 à 192 Khz. Ce sont des fichiers énormes qui ne tiennent pas sur un CD et demandent lecteurs ou DD ad hoc.
Pour le stockage, deux options selon la sauce désirée pour l'accommodement : losslesss ou compression avec perte.
Le format libre Flac sans perte est un choix optimum. Pour une qualité technique et d'écoute vraiment égale au Wav, on peut diminuer la taille d'un tiers voire plus.

Parmi les formats avec perte, le plus connu est le MP3. Format propriétaire et d'une qualité maximale de codage à 320 Kb/s, il a cependant un coup de mou dans les hautes fréquences qui perdent des plumes autour de 19000 Hz, les basses semblant boostées.

Algorithme open source, Ogg Vorbis, pouvant de surcroît comme le Flac encapsuler plusieurs canaux et encodant à une qualité optimum de 500 Kb/s est sans doute préférable.

Enfin, la vidéo... Là, c'est de la grande cuisine, peu d'apprentis bidouilleurs auront patience, logique, et batterie d'ustensiles suffisamment performants pour encoder et ré-encoder sans fin un fichier lisible sur une majorité de programmes et supports.
Le format Avi sous DviX ou XviD est le plus répandu et le plus inter-compatible. Il permet de réduire (5 fois sans trop de dommage) un gros fichier source. Tout est question, une fois de plus, de la qualité du bitrate. Un encodage à 2500 Kb/s, si possible en deux passes garantit un bon résultat et sera recommandé.

Pour enlever ou rajouter des pistes supplémentaires, facultatives, à l'image et à la bande-son (sous-titres, plusieurs langues...), on choisira de préférence le format MKV.

Voilà, avec ces bases amphigouriques, il est possible de réaliser du bon nanan pour qui aime les p'tits plats maison.

Conseil du Chef : si vous sentez que votre cafetière fume et que l'écran se brouille, sortez prendre l'air ! Si vous avez la chance d'avoir un jardin, marchez pieds nus dans la terre humide et chaude, ça ressource...

Bonnes apps les technophiles !

Danyel Masterchiev

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